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06 septembre 2006

Au fou !

Je m'inquiète de tes nouvelles influences Tcharlie, toi l'homme de centre-droit éclairé. J'achève la longue et pénible lecture de ton article, d'autant plus longue que j'ai dû relire certains passages ahurissants pour être sûr de ne pas me tromper.

Sur la question des institutions et de la démocratie, rien de neuf, c'est même du archi-réchauffé. Si ce sujet vous intéresse, je vous conseille la lecture des anciens ouvrages de mon ami Montebourg. La faiblesse d'un Parlement inféodé au gouvernement, l'ineptie d'un exécutif à deux têtes… sont des problèmes déjà anciens. L'auteur pourfend un système que pratiquement tout le monde s'accorde à reconnaître moribond et souhaite remplacer.

Mais c'est la suite qui est vraiment savoureuse, avec la fameuse antienne du pouvoir confisqué par les syndicats et fonctionnaires, cibles privilégiées de la droite.
Puis, notre auteur, à l'aide d'un discours d'un autre temps, dénonce le péril rouge :

" Mais le Parti communiste et la CGT sont eux-mêmes des groupes armés [disons au moins violents] (ils n'ont été qu'incomplètement désarmés aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale). Même si les syndicats ne disposent pas aujourd'hui d'un arsenal comparable en nature et en quantité à ceux des groupes terroristes, ils ont leurs services d'ordre musclés composés de « gros bras » prêts à l'affrontement physique.

L'auteur, en plein délire paranoïaque, ajoute à sa liste les associations toutes marxisées (les médias aussi sont sous influence marxiste depuis 45 d'après l'auteur, et oui, vous n'avez jamais lu Le Figaro et Le Point, regardé TF1, si ce n'est pas du marxisme larvé ça ?) de type ONG ou humanitaires, coupables elles aussi de tenir les gouvernements en otage.

Ensuite, l'auteur s'attaque aux "socialo-communistes", pourquoi ne pas les appeler carrément les bolcheviques, qui voudraient transformer chaque salarié du privé en fonctionnaire.

J'en passe et des meilleurs, faute de temps. Dans un dernier délire, l'auteur dénonce un complot entre les agents d'EDF, de la RATP…d'une part, et le gouvernement d'autre part, pour plumer le contribuable en orchestrant une, je cite : "guerre civile froide".

Autre lecture savoureuse mais inquiétante dont je vous ferai une analyse prochainement : le discours de Sarko à l'université d'été de l'UMP avec ses deux idées principales piquées à la gauche (Service civique obligatoire, parcours professionnel sécurisé), une relecture de l'Histoire de France délirante, et du Johnny dans le texte, avec l'envie d'avoir envie.

6 Comments:

Anonymous Henrihirt said...

Franchement, désirdavenir, tu ne peux pas nous faire croire que ton billet est une analyse de l'article de Tcharlie. A part le taxer de délire paranoïaque et stigmatiser le trait un peu gros, tu n'avances aucun argument qui contredirait sa thèse. On reste donc sur notre faim. A croire que tu as décidé d'adopter la politique de Ségo : le vide. On attend donc avec impatience ton retour glorieux au sujet du discours de Sarko et que tu nous démontres que Ségo n'a jamais pioché dans les idées de la droite (rappelons que Bayrou revendique la paternité du service civique, idée qu'il aurait avancée dès 2001).

10:36 AM

 
Blogger Désirsdavenir said...

Cher henrihirt, pour combler le vide d'une pensée dans laquelle je me vautre avec Ségo, je t'en conjure, fais nous profiter de tes analyses sur ce blog.

Dans l'attente non dissimulée de te lire...

12:29 PM

 
Anonymous Henrihirt said...

Très cher désirdavenir, je n'ai pas dit que mes pensées étaient moins vides que les tiennes.

1:46 PM

 
Blogger Hussard Bleu said...

Pour cette fois, je te rejoins désirdavenir, il a fait très fort notre Tcharlie en trouvant un énergumène - je ne connais ni Nemo, ni la revue Commentaire - encore plus réac que Sarko (le coup du sang qui coule dans la rue et de la barre de fer est quand même bien poilant)! Le point essentiel sur lequel je suis néanmoins d'accord avec son analyse, c'est l'archaïsme de nos institutions dont, à mon sens, chaque candidat devrait faire un thème central de sa campagne. Tout le reste est bien trop excessif pour être pris au sérieux (la caricature de la dichotomie public-privé, jusque dans l'espérance de vie est très drôle - si on la prend avec un peu de second degré). Par ailleurs, on peut regretter qu'il n'y ait aucune proposition concrète dans ce papier pour, par exemple, rénover le dialogue social (à moins que le supprimer soit la solution ultime...) ou limiter la hausse des prélèvements obligatoires qui pèsent sur les classes moyennes. Autre point noir : aucun exemple sur ce qui se fait à l'étranger...

4:37 PM

 
Anonymous Henrihirt said...

Entièrement d'accord avec Hussard Bleu ; l'article est intéressant mais ne donne pas de solution ...

5:45 PM

 
Blogger Horrible Tcharlie said...

Cher Hussard Bleu, tu me permettras de te préciser que ta méconnaissance tant de Philippe Nemo (je te renvoie à sa biographie sur le net), que de la revue Commentaire (fondée par Raymond Aron, au sujet duquel je te renvoie également sur le net pour y puiser une bonne biographie...) ne me paraît pas être un argument de poids recevable pour décridibiliser l'article, sauf ton respect bien entendu.
Bien sur que tout ça te paraît excessif, l'information qui t'est quotidennement communiquée tend à un tel aveuglement des masses.
Par ailleurs et concernant les solutions, vous me donnerez acte que j'avais bien pris soin de rebaptiser l'articel "Etat des lieux".

1:54 PM

 

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