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16 novembre 2006

Le grand jour

Ah mes amis, je trépigne d'impatience, et non à l'idée de goûter cette horreur qu'est le beaujolais nouveau, vous vous en doutez...
Quel suspens que nous offre le parti!
C'était finalement une belle campagne, fort intéressante, et finalement tout à l'honneur du parti socialiste qui a fait montre d'un bel esprit démocratique en ses rangs, même si les ambitions personnelles de ses ténors ne lui en ont pas laissé le choix.
Toutefois, et après avoir suivi de très près cette campagne passionnante, il me semble que l'écueil principal pour les socialistes est de considérer la donne du début de campagne comme étant pérenne: Ségolène Royal serait la seule capable de battre Sarkozy. Grave erreur à mon modeste sens: la campagne a fait bouger les choses, les candidats se sont révélés en campagne et en confrontation, et il en ressort assez clairement qu'elle a moins les épaules qu'eux pour faire gagner la gauche et surtout battre la droite. Et son positionnement trop flou, qui prend l'eau de toute part, ne saurait tenir la route pendant les longs mois d'affrontement qui commencent.
En réalité aujourd'hui, je pense qu'elle est la moins à même des trois de faire gagner son camp.
Et prenant position en se fondant uniquement sur les sondages et la popularité, l'appareil du parti s'est piégé lui-même (je ne parle naturellement pas de fraise des bois dont les motivations personnelles n'ont bien entendu pas grand chose à voir avec les ambitions du parti qu'il dirige).
L'appareil sabordant chaque jour un peu plus les chances de victoire en 2007, enfermé dans ce positionnement sans issue concrétisé par un appel au vote massif, comprenez pour Madame Royal, celles-ci sont aujourd'hui entre les mains des militants, qui devront à peine d'échec quasi assuré, avoir la clairvoyance de voter à l'encontre des recommandations quasi-officielles de leurs dirigeants.

Par ailleurs, je tiens à vous faire part de mon indignation sur les propos du ministre de l'intérieur concernant l'affaire du cambriolage de Nogent, qui s'est terminé par la mort de l'un des cambrioleurs.

D'une part, les faits sont loin d'avoir été totalement éclaircis, et il était parfaitement prématuré de parler de légitime défense.
D'autre part, depuis quand est-il permis de se faire justice soit-même? Cette position "officielle" me parait intenable et dangereuse, alors même que les circonstances précises du drame ne sont pas encore déterminées, et font davantage penser à une perte de sang froid qu'à de la légitime défense.
La moindre des prudences dont aurait du faire preuve le ministre de l'intérieur dans cette affaire, eut été de laisser la police et la justice mener l'enquête préliminaire avant toute prise de position, dont les fins uniquement politiciennes n'ont échappé à personne.

1 Comments:

Blogger Hussard Bleu said...

Je ne suis finalement (et malheureusement) plus aussi sûr que toi que Ségolène Royal ne soit pas la mieux à même de faire triompher la gauche en 2007. Si l'on comptabilise le nombre de bourdes, d'erreurs et d'approximations qu'elle a pu commettre durant cette campagne interne, on ne peut qu'être effaré de voir à quel point cela n'a eu aucun effet sur sa côte de popularité. Au contraire, sa fausse modestie et son inclinaison à jouer la carte de la victimisation continuent à la soutenir dans l'opinion publique. Ce n'est pas très encourageant pour l'avenir...

1:17 PM

 

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