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20 juin 2006

Les bons et les méchants

Merci à Desirsdavenir de nous offrir un si bel exemple, au point d'en être totalement caricatural, du terrorisme intellectuel qui subsiste toujours dans notre beau pays. Je résume : en France, on est soit solidaire, soit libéral. On fait dans la nuance chez les éditorialistes du Monde !

Donc d'un côté la générosité, le souci de l'autre, le refus de l'exclusion, la lutte contre les inégalités, la défense de l'intérêt général et de l'autre l'égoïsme, l'indifférence aux autres, la loi de la jungle et le chacun pour soi. On imagine aisément dans quelle catégorie se range notre ami Desirsdavenir.

Mais où classer ses amis politiques ? Surtout quand on lit dans ce même article que pour M. Andréani "une partie de la gauche modérée est sensible aux sirènes libérales. C'est en particulier le cas de la gauche caviar". Où se rangent alors les laudateurs de Blair, Zapatero, Prodi et consors ? Ségolène, Strauss-Khan, solidaires ou libéraux ? Clinton dans quelle catégorie ? C'est grotesque. Le débat est bien, au contraire, de définir le juste équilibre qui doit exister entre libéralisme et solidarité !

Comme le disait Talleyrand : "Tout ce qui est excessif est insignifiant". On peut en dire de même de la vision simpliste et manichéenne proposée par cet article.

1 Comments:

Blogger Horrible Tcharlie said...

Je me range totalement au commentaire de notre ami Hussard Bleu.
J'avais lu en son temps l'article d'Andréani, je m'étais fait exactement la même réflexion que Hussard, et je dois dire que j'ai été très surpris que Désirdavenir, dont nous connaissons et reconnaissons l'acuité intellectuelle (bien que mal orientée), nous l'envoie en le qualifiant de surcroît d'excellent, alors qu'il n'apporte strictement rien au débat et ne fait que refléter au contraire une vision totalement passéiste des clivages politiques.
Si Désirdavenir prête le moindre crédit aux développements d'Andréani, je crains qu'il n'y ait pas que 2007 qui nous sépare, et que tout débat politique entre nous soit tout simplement impossible car trop stérile.
Je ne suis d'ailleurs pas loin de penser que ladite acuité dont il est fait état plus haut ait déjà permis à Désirdavenir de faire ce constat bien avant moi, si j'en juge par la rareté de ses interventions désormais, dont la radicalité, si elle s'avérait partagée, nous ferait craindre à juste titre "le retour des chars rouge en provenance de Moscou".

12:59 PM

 

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