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21 février 2007

les points sur les i

Alors que depuis un mois la campagne s'enlisait dans de sombres histoires et anecdotes futiles, le retour de la Madone va, je l'espère, relancer un débat qui s'était étrangement assoupi. En effet, les médias, dont on ne soulignera jamais assez l'inconséquence, la volatilité et la vénalité, s'amusaient à critiquer ou même moquer chaque parole, chaque mouvement, chaque décision de Mme Royal avec le même aveuglement, la même emphase que lorsqu'ils l'avaient portée au pinacle sans plus de raisons.

S'étaient joints à la curée un certain nombre de personnalités du spectacle dont on se fout de connaître les opinions et des pseudo-intellectuels qui dissimulent derrière une posture polémique le vide d'une pensée pourtant supposée venir alimenter le débat.

Devant cette triste campagne, où les petits incidents prennent le pas sur l'analyse des propositions, je fus, je l'admets, un temps trop écœuré pour débattre avec vous. Depuis, le remarquable discours de Villepinte puis la prestation réussie de Ségolène Royal sur TF1, avec toutes les réserves inhérentes à ce genre d'exercice, relancent l'intérêt de la campagne. Dans le même temps, Sarkozy, qui se chiraquise de plus en plus, promet à tout va, fanfaronne, et couche déjà chaque nuit à l'Elysée, du moins dans ses rêves.

Alors, espérons que la campagne a cette fois vraiment commencé et nous offre le meilleur de la politique.

03 février 2007

Et maintenant qu'allons nous faire ?

À quatre-vingt-deux jours du premier tour de l’élection présidentielle, on ne sait encore rien. Ni sur les candidats définitifs pour cause de parrainages difficiles, ni sur les programmes, que ce soient ceux des outsiders (Jean-Marie Le Pen et François Bayrou), des figuratifs (d’Olivier Besancenot à Arlette Laguiller en passant par Marie-Georges Buffet, Dominique Voynet, José Bovet et Philippe de Villiers) et surtout de ceux des deux médiatiquement proclamés finalistes (Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy)

Rien, rien de rien, on ne sait rien… A l’heure où le film sur la môme Piaf sort bientôt sur les écrans (il serait paraît-il très bon) nous, pauvres électeurs, sommes condamnés à suivre les règlements de compte et les coups bas entre les deux « grands » candidats et à sourire des quelques billets des humoristes (du type « La féminitude, le beautisme et le charmage en plus de la culturation. C’est possible avec votre votage pour Ségolène » ou « Grâce à Cécilia, j’ai beaucoup souffert, j’ai beaucoup changé, je suis le nouveau Sarko »).

De tout cela il ressort un malaise de plus en plus prégnant, une interrogation désagréable sur notre futur, une crainte d’être dans une situation bloquée. Et si Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy étaient deux « candidats du vide » pour reprendre l’expression d’Emmanuel Todd ?.

 
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