Site de débat d'idées, animé par des blogueurs de toutes tendances politiques, France Politique est le lieu où s'échangent et s'affrontent les opinions, les réflexions et les convictions les plus diverses.

25 avril 2006

Pour Nicolas Sarkozy, "si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter"

Messieurs,

Je n'arrive plus à suivre votre chef de file, un jour renonçant à ses grands projets de rupture, en enterrant le CPE, le lendemain chassant sur les terres nauséabondes du FN ou du MPF. Quelqu'un peut-il m'expliquer ?

24 avril 2006

Sur l'Economie de Marché

Tout spécialement pour mon ami Nicolas qui trouve que je délire quand je dis que la gauche française n'a pas encore reconnu l'économie de marché (sous-entendu "accepté"), voici les résultats d'un sondage international paru en mars dernier, très instructifs et bien déprimants.

Il s’agit d’une enquête réalisée par l’Institut de sondage international GlobalScan pour le compte de l’Université du Maryland. Cette enquête a été réalisée dans vingt pays, sur la base d’un échantillon de 1000 personnes par pays.

La principale question avait le mérite de la simplicité : « Le système de libre entreprise et de l’économie de marché est-il le meilleur pour l’avenir ? ».

Dans l’ordre décroissant des réponses positives, on trouve en tête…la Chine : 74% des Chinois répondent d’accord à la question posée et seulement 20% pas d’accord. C’est une sacrée révolution, peut-être l’un des événements majeurs de ce début de siècle. On trouve en second les Philippines (73% d’accord, 23% pas d’accord), puis, fort logiquement, les Etats-Unis (71% d’accord, 24% pas d’accord).

Ensuite, et c’est là encore une autre révolution très encourageante, on trouve des économies du « tiers-monde » si tant est que cette expression ait encore un sens : la Corée du Sud (70% d’accord et 19% pas d’accord), l’Inde (70% d’accord et 17% pas d’accord), ou encore l’Indonésie (68% d’accord et 29% pas d’accord). La Grande-Bretagne est bien placée (personne ne s'en étonnera) avec 67% d’accord et 27% pas d’accord. On notera aussi le Nigeria en huitième position (66% contre 29%), puis le Canada (65% contre 29%) et l’Allemagne (65% contre 32%).
Ensuite l’Espagne (63% contre 28%), mais aussi la Pologne (63% contre 19%). Le Mexique (61% contre 38%), l’Italie (59% contre 31%), puis le Kenya, le Brésil ensuite.

Reste quatre pays en dessous de 50%. Mais pour trois d’entre eux les oui l’emportent largement sur les non : la Turquie (47% contre 35%), la Russie (43% contre 34%) et l’Argentine (42% contre 29%).

Cela fait 19 pays sur 20. Et le vingtième ? C’est la France, bien entendu, avec 36% de d’accord et 50% de pas d’accord. Nous sommes le seul pays au monde, dans cet échantillon très représentatif des divers niveaux de développement et des sensibilités politiques diverses, où le non l’emporte (et avec quel écart) sur le oui.

Une autre exception française sans doute...

20 avril 2006

Amis gauchistes, un peu d'ouverture!

A vrai dire, je trouve le débat avec nos amis doctrinaires un peu stéril. On est face à un mur hyper gauchiste et totalement fermé d'esprit.

Finalement, la droite est bcp plus ouverte et bcp plus consensuelle que la gauche, et elle ne craint pas (pas assez d'ailleurs) d'aller oeuvrer sur les thèmes de prédilection de la gauche.
La droite a introduit une bonne dose de social dans ses aspirations, alors que la gauche ne prend pas assez en compte l'environnement économique national et international réel, préférant s'en fabriquer un imperméable à la mondialisation, et donc présenté comme parfaitement compatible avec ses aspirations sociales (au demeurant fort respectables par elles-mêmes et que je partage pour la très grande majorité d'entre elles).

Rien que le texte de Hamon: c bien beau la redistribution, mais encore faut-il tenir compte de ce qui se passe hors de nos frontières (et de l'inévitable tentation de nos entreprises de s'y diriger en cas de redistribution jugée trop massive). Et pour mériter la redistribution, encore faut-il des salariés aussi motivés que leur boss et qui se défoncent pour leur boite. Les 35 heures vont à l'encontre de cette motivation, pourtant indispensable au changement de mentalité des entrepreneurs.

Personnellement, je préfère Ségo à bcp de ses concurrents, justement parce qu'elle est moins enfermée dans l'idéologie socialiste surréaliste, mais je rejoins Thierry à la lecture de Challenges, elle n'a pas grand chose à proposer si ce n'est de s'aligner sur le modèle suédois et de balancer des affirmations toutes faites sur lesquelles on ne peut qu'être d'acc (ce qui toutefois n'est pas si mal, ses petits copains ayant plutôt l'habitude de proférer force d'inepties en tout genre).
Laissons-là dévoiler tranquillement son projet (probablement inexistant à l'heure qu'il est), et alors nous jugerons.

Collision algérienne

Le 19 avril 2006, dans le Monde :

Dans un discours prononcé le 16 avril lors de l'inauguration d'une usine dans l'est du pays, et retransmis le lendemain à la télévision, Abdelaziz Bouteflika a dénoncé la "colonisation", responsable d'un "génocide contre le peuple algérien (mais aussi contre) notre identité, notre histoire, notre langue, nos traditions". "Nous ne savons plus si nous sommes des Amazighs (des Berbères), des Arabes, des Européens ou des Français", a-t-il lancé.

Le 20 avril 2006, Dépêche AFP :

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika "est en France" pour raisons médicales, a annoncé jeudi à l'AFP une source médicale française, précisant qu'il s'agit d'une "consultation".

Apparemment, M. le Président se sent très Français dès qu'il est malade...

15 avril 2006

Ségolène Royal : Ma vision de l'économie

Vous allez dire que je m'acharne mais là, ça dépasse les bornes.

Ségolène fait cette semaine la couverture de Challenges (Groupe Nouvel Obs) où dans une double page intitulée "femina economica", elle livre sa vision de l'économie, enfin quand je dis vision, je suis gentil.

Morceaux choisis :

Comment diviser par 2 le chômage d'ici à 2012 comme le promet le PS ?
Répondre aux besoins des secteurs sous tension, ce qui suppose d'y améliorer les conditions de travail et les perspectives de carrière. Choisir un système gagnant-gagnant et investir dans le nerf de l'innovation et des activités de demain. Plus de sécurité pour plus de confiance, donc plus de croissance et plus d'emploi, c'est cette dynamique qu'il faut stimuler.

Vous avez dit qu'il fallait aborder avec souplesse la problématique des 35h :
Il faut cesser de dire que les 35h sont responsables de tous les maux. Il vaut mieux des salariés bien formés, bien motivés et bien payés pendant 35h que des salariés démotivés.

Comment relancer la croissance ?
En restaurant la confiance. Une politique fine de régulation économique doit permettre de relancer la croissance quand elle ralentit et de constituer des réserves quand elle repart.
Il faudra aussi une politique d'innovation très volontaire.

Faut-il vraiment accroitre les salaires au risque de détériorer la compétitivité des entreprises ?
Il faut payer le travail à son juste prix. Le respect de la valeur travail suppose des conditions de rémunération, donc de vie, qui permettent aux salariés de se loger dignement, de fonder une famille, de faire des projets. La france ne s'en sortira pas en alignant ses salaires sur ceux des pays émergents.

Comment financer les promesses déjà inscrites au programme du PS (revenus pour insérer les jeunes dans l'emploi, allocations-logement jeunes) ?
L'Etat s'est appauvri parce que le gouvernement a laissé filer la dette et ne sait pas réformer sans accroître les inégalités. La première chose à faire c'est une fiscalité juste et des finances publiques meiux gérées. Pour que chaque euro dépensé soit un euro utile.

Quelle doit être, selon vous, une politique économique de gauche ?
C'est faire en sorte que la France saisisse toutes ses chances et valorise tous ses atoûts.

Alors, je veux bien tout entendre, qu'un candidat à la présidentielle n'a pas à connaître à fond tous les dossiers mais plutôt à incarner une vision de la France et de la société (c'est d'ailleurs un point de vue que je ne suis pas loin de partager), mais il y a des limites au Volapük médiatique où je parle pour ne rien dire ou pour énoncer des évidences (qui n'est pas d'accord avec tout ca ?). A moins de n'être là que pour occuper le terrain dans notre "part de cerveau disponible"...

On attend le vrai programme avec impatience.

14 avril 2006

à lire attentivement : Benoit Hamon

Je vous encourage vivement à lire avec attention cette tribune de Benoit Hamon, je partage en grande partie son analyse (il ne le sait pas mais en serait fort aise) :

Parti socialiste : devoirs d'après CPE> Par Benoît Hamon, député européen,> secrétaire national à l'Europe au PS, porte parole du NPS> >

La France découvre avec stupeur la violence de ceux qui viennent du énième rang et la radicalité de ceux qui y sont promis. En face, le pouvoir s'exaspère devant la cohorte de ceux qu'il condamne pourtant chaque jour un peu plus à jouer leur avenir dans une partie à élimination directe. > > Depuis quelques années, les convulsions les plus brutales de la société sont réservées à la jeunesse, première victime des politiques de relégation et de précarisation. Cette radicalité contagieuse répond à la violence d'un double effet d'éviction. > - l'éviction du droit à l'avenir, encouragée par l'alignement du modèle social européen aux normes libérales qui accentue la thatcherisation de la société française engagée par la droite Française depuis maintenant 4 ans.. Sacrifice d'une école républicaine privée d'ambition collective et de moyens à la hauteur des enjeux éducatifs, orientation et accompagnement dans la vie professionnelle en déshérence, équarrissage du droit du travail, report la jeunesse des échéances de la dette de l'Etat et des déficits sociaux, « flicage » d'Internet...

C'est désormais le principe de solidarité à l'envers qui est appliqué, les générations les plus âgées mettant en danger les futures générations par les décisions qu'elles prennent ; en somme, les parents paient avec les chéquiers de leurs enfants.> - l'éviction d'une véritable citoyenneté politique suscitée par des institutions totalement impuissantes à offrir un espace politique adapté à l'_expression des aspirations démocratiques et sociales de la population française.> >

La demande sociale est en conséquence si élevée qu'elle constitue un défi et une responsabilité majeurs pour la gauche si elle revient au pouvoir. Ce qui sera mis à l'épreuve le cas échéant, c'est moins la variét�� de l'arsenal des réponses au chômage des jeunes, à l'exclusion sociale ou aux discriminations, que la mesure radicale des changements que les socialistes jugent indispensables. > >

Fondamentalement, un projet de gauche n'est sérieux à prétendre incarner une « autre politique » que s'il s'attaque au moteur principal du chômage, de l'exclusion et de la précarité de masse : le partage de la richesse entre la rémunération du travail et celle du capital.> >

C'est un patron illustre qui rappelait à ses pairs la réalité économique suivante : « je veux (j'ai besoin) que mes travailleurs achètent mes voitures ». Henry Ford signalait cette évidence pourtant remise en cause par le cycle capitalistique actuel : pour vendre ce que l'on produit, il faut que les travailleurs aient les moyens de vous l'acheter. Il n'en faut pas plus pour démontrer que notre système économique marche sur la tête.> >

Entre 2000 et 2007, ce seront 172 milliards d'euros qui seront passés de la rémunération des salaires à celle du capital dans l'Europe à 25. La part du PIB distribuée en salaires directs et indirects ne cesse de se dégrader au profit de la rémunération du capital. Ce mouvement concerne tous les pays de l'Union Européenne. Michel Rocard rappelait récemment la cruelle réalité de la situation française : si le PIB français de 2005 était réparti entre salaires et capital selon le ratio des années 1980, ce sont entre 120 et 150 milliards supplémentaires de salaires directs et indirects qui auraient été distribués. On mesure l'impact qu'auraient ces 150 milliards additionnels sur les recettes publiques, les comptes de la sécurité sociale et la consommation des ménages : plus de croissance, plus d'emplois, moins de déficits publics et sociaux. > >

Pour la gauche en 2007, vouloir agir sans stopper puis inverser rapidement la dégradation du rapport actuel capital/travail, c'est accepter que celui-ci impuissante la croissance économique, dérègle et bouscule la cohésion sociale, fragilise encore plus le pouvoir d'achat. C'est admettre la réduction de nos marges de manoeuvres budgétaires, la remise en cause définitive de la protection sociale solidaire, et plus fondamentalement, accepter la pérennité d'un chômage structurel de masse et/ou d'un nombre croissant de travailleurs pauvres et précaires. A périmètre d'action semblable, la gauche serait condamnée à échouer devant les aspirations sociales, et à laisser perdurer et aggraver les convulsions de la société française. > >

Négocier un nouveau partage de la valeur ajoutée, c'est donner de l'oxygène politique indispensable pour faire refluer la désespérance sociale et le découragement démocratique. Quand la gauche reviendra au pouvoir, elle devra donc proposer aux partenaires sociaux de négocier par priorité sur la répartition de la valeur ajout��e entre le capital et le travail. Il appartiendra ainsi aux partenaires sociaux de dessiner le périmètre d'un nouvel ordre public salarial, d'incarner et porter la rupture décisive avec le compromis libéral hérité des années 1980. Cette négociation aura pour objectif de fixer le juste niveau de répartition de la richesse créée entre capital et travail pour faire face aux défis de l'éducation pour tous, de la croissance partagée, de la pérennisation d'une protection sociale solidaire et de la lutte contre la pauvreté et la ségrégation. Elle devra pour cela fixer les délais et les rythmes pour atteindre ces objectifs. Et c'est seulement en dernier lieu, au terme de la négociation, qu'il reviendrait à la loi de déterminer par exemple le taux annuel interprofessionnel d'évolution des salaires.> >

Par sa force propre et l'ampleur de ses soutiens dans l'opinion, le mouvement contre le CPE démontre aussi la nécessité d'une rupture fondamentale avec les institutions de la Vème République. Au sommet de l'Etat, les aboiements accompagnent les ordonnances. Le dialogue social est méprisé, le message des urnes ignoré. Jamais le fossé n'est apparu aussi profond entre les citoyens et leurs institutions. Jamais depuis longtemps les Français n'ont eu le sentiment d'être à ce point dépossédés de tout moyen concret de maîtriser leur destin individuel, familial et social. Qui attendait d'ailleurs de l'intervention du Président de la République qu'elle change quoi que ce soit à la crise politique née de la stratégie du gouvernement sur le CPE ? On ne peut plus ignorer, sans mettre en péril la démocratie elle-même, la clameur de ceux que l'ordre libéral sécuritaire de Sarkozy, additionné aux outrances des institutions de la Vème République, relègue aux marges du jeu démocratique. Au-delà de la négociation d'un nouveau partage de la valeur ajoutée, l'autre débouché politique à ce mouvement est clair : l'instauration d'une VIème République Parlementaire.> >

Le défi pour la gauche n'est pas de gagner sur les cendres de la droite mais de proposer et construire un nouvel ordre public social. Cela suppose un élan populaire suscité par les projets de la gauche. Or, il faut encore tendre l'oreille pour saisir en quoi aujourd'hui le PS inscrit son projet dans une alternative à la société libérale voulue par la droite sous couvert « d'adaptation à la modernité». Nous ne changerons rien en fondant notre projet sur le seul diagnostic d'une France qui va mal parce qu'elle serait seulement mal gouvernée. Convaincus que le mouvement social nous garantirait une victoire certaine, la tentation peut être grande de ne rien dire ou de se contenter du slogan « il ne faut promettre que ce que l'on fera ». Mais que fera-t-on demain quand on ne promet rien aujourd'hui ? A ce compte-là, l'investiture présidentielle semble promise au candidat du « moins-disant politique ». > >

Albert Camus affirmait : « Le désespoir ne naît pas d'une adversité obstinée ou de l'épuisement d'une lutte inégale, il naît de ce que l'on ne connaît plus les raisons de lutter, que l'on ne sait plus s'il faut lutter. » Les français ne sont pas désespérés. Ils savent toutes les raisons de lutter. Et ils luttent. Le paradoxe serait qu'ils soient gouvernés demain par des socialistes victorieux mais désespérés.

ou alors on débat ainsi : faut-il amnistier les étudiants accusés d'être des casseurs? un avis amis bloggeurs ? Chien rouge

UN APPEL DU JOURNAL L'HUMANITÉ

Pendant deux mois, notre pays a connu une mobilisation exceptionnelle pour exiger le retrait du CPE. Les millions de lycéens, d’étudiants, de salariés engagés dans ce mouvement ont finalement obtenu gain de cause. Or, des milliers de jeunes, interpellés lors des manifestations de ces dernières semaines alors qu’aucun de leurs agissements ne peut être assimilé à un comportement de « casseurs », sont condamnés à la chaîne par les tribunaux. Cet acharnement répressif est d’autant plus inadmissible que les exemples abondent qui révèlent l’injustice et l’arbitraire de ces arrestations et le plus souvent de ces condamnations. Alors que le CPE a vécu, il serait totalement incompréhensible que le pouvoir continue à vouloir faire payer sa défaite aux jeunes engagés dans ce mouvement. Nous demandons l’arrêt de toutes les poursuites engagées contre des jeunes anti-CPE et l’amnistie des peines déjà prononcées à leur encontre.
Premiers signataires : Cédric Clérin (MJC), Razzye Hammadi (MJS), Bruno Julliard (UNEF), Tristan Rouquier (FIDL), Karl Stoeckel (UNL), Patrick Le Hyaric (directeur de l’Humanité), Pierre Laurent (directeur de la rédaction de l’Humanité), Nicole Borvo (sénatrice, PCF), Jean-Pierre Dubois (président de la Ligue des droits de l’homme), Maryse Dumas (CGT), Frédéric Dutoit (député, PCF), Fondation Abbé-Pierre, Henri Leclerc (avocat, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme), Dominique Noguères (avocate), Irène Terrel (avocate), Michel Toubiana (président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme), Jean-Jacques de Felice (avocat), Mouloud Aounit (MRAP), Jean-Claude Amara (Droits devant), Jean-Baptiste Eyraud (DAL), Charles Hoarau (comité chômeurs, CGT des Bouches-du-Rhône).

Et si on discutait par thème du genre

1.la réforme de l'Etat.
2. le modèle social français.
3.les politique d'intégration
4.la parité.
5.le mariage homosexuel.
6.le PSG?

Chien rouge

Respect et pondération

Chers camarades,

Respect et pondération, voici les mamelles de France Politique, j'espère que nous en ferons tous preuve sur ce blog qui se doit d'être un forum où il fait bon discuter dans un climat serein.

L'initiative de Zapatero me semble censée et juste, oui nous pouvons suivre cet exemple pour la France.
Sinon, à propos de populisme, j'ai vu hier Sarko discuter avec des ouvriers dans une usine, il sonnait aussi juste que Balladur dans le métro quelques années auparavant.

A+
PS : Merci Thierry, mais pourquoi un blog en anglais ?

Projet de loi pour la Fonction Publique

Le gouvernement veut motiver davantage ses fonctionnaires.

Il prépare un avant-projet de loi qui devrait être prêt dans quelques semaines pour son approbation en conseil des ministres, avant de passer devant les députés et au Sénat. "L'objectif est de rendre ce corps plus professionnel avec un fonctionnement plus proche de celui d'une entreprise privée", explique-t-on au Ministère. D'où le développement d'une idée centrale basée sur "l'évaluation objective de l'accomplissement" du travail. "Il ne s'agit pas tant de punir que de récompenser les employés qui travaillent bien ; l'objectif étant de rendre attractive la carrière de fonctionnaire, d'encourager l'esprit de carrière et l'idée de progression", explique-t-on.

Rassurez-vous chers camarades, nous ne sommes pas en France mais en Espagne et le projet de loi, qui recueille la faveur des syndicats, est porté par le gouvernement de gauche de José Luis Zapatero.

Qu'en pense-t-on rue de Solferino ?

13 avril 2006

Mitrailleuse montée sur trépied

Salut les affreux,

Me voilà donc aux côtés de ce cher Thierry à occuper le terrain en attendant l'ennemi.
Messieurs les immobilistes, tirez les premiers!

Expertise populaire

Lu à propos du site desirsdavenir.org si chaudement conseillé par Nicolas, de la bouche même de Ségolène:

"J'ai acquis la conviction que les citoyens, lorsqu'un problème est vécu ou lorsqu'un progrès est espéré, sont des "experts" légitimes de la question posée, y écrit la députée des Deux-Sèvres. Dans un monde de plus en plus complexe mais aussi informé, chacun détient une part de vérité."

C'est vrai que nous sommes tous (moi le premier) des experts de politique internationale, d'économie, de politique sociale, d'éducation, de services publics, de diplomatie, de culture, et j'en oublie sûrement (j'ai tellement de compétences mais si peu de mémoire).

Vous avez dit POPULISME ???

A moins, bien sûr, que toute la subtilité ne réside dans les guillemets...

 
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